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En route pour les frontières de l’Afrique du Sud

Juste un très court billet pour vous dire que je pars aujourd’hui et jusqu’au 9 juillet prochain en Afrique australe. Avec un autre jeune journaliste, Steven Jambot, nous allons arpenter le Botswana, la Zimbabwe, le Mozambique, le Lesotho, le Swaziland et l’Afrique du Sud pendant près de 5 semaines afin de mieux comprendre les relations transfrontalières entre ces différents pays. Nous réaliserons un web-reportage participatif que vous pourrez suivre au jour le jour sur notre blog ici ou sur Rue89 . Vos commentaires et vos remarques sont les bienvenues (notamment sur twitter ou Facebook). D’autant plus que ce genre de dispositif, même s’il y a des précédents (comme Africascopie ou Haïti : la route de l’exode), est encore expérimental dans les médias.

Je tiens d’ailleurs à remercier tous ceux qui m’ont aidé à préparer ce reportage (je ferai une page de remerciements complète dès mon retour, c’est promis).

A bientôt

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La vie de ceux qui auront 65 ans en 2050

AtlasCette année, les retraites sont à nouveau élevées au rang de grande cause nationale. Le Conseil d’orientation des retraites a déjà trouvé la solution pour sauver le système par répartition : un report de l’âge légal du départ à la retraite et l’allongement de la durée de cotisation. Seul problème : la génération des nouveaux arrivants sur le marché du travail, celle qui sera pourtant la plus mise à contribution, est étrangement absente des négociations. Petit résumé (à peine) imaginaire de la vie qui attend les enfants de la génération baby boom.

La situation actuelle m’amène à pousser une gueulante contre la génération de nos parents, celle des 30 Glorieuses. Mais si, vous savez, la génération qui n’avait que des oranges pour Noël mais qui, avec peu de diplômes, a pu avoir des enfants tôt, un boulot très vite, une voiture et un appartement avant d’avoir 25 ou 30 ans. En face : le désarroi de ma génération qui doit à la fois régler les questions de la préservation de l’environnement, du chômage de masse, de la dette et, donc, des retraites. Voici un petit récit imaginaire de la vie de ceux qui, comme moi, sont nés dans les années 80 et qui approcheront en 2050 de ce qui sera certainement l’âge légal du départ à la retraite d’ici là.

1 jour : naissance et tout le toutim, découverte du monde. Vos parents sont trop heureux pour se rendre compte qu’ils viennent de s’endetter sur 30 ans – et qu’on a déjà du mal à nourrir la planète.

13 ans : premières amours, premières conneries. A mon époque, une clope c’était déjà dingue. Avec le recul, c’était quand même assez « light » par rapport à la coke de maintenant.

15-16 ans : découverte du monde de l’entreprise via les fameux « stages d’observation ». Une manière de vous habituer en douceur à ce qui sera votre argent de poche de demain.

18 ans : vous obtenez avec soulagement votre BAC, sorte de Saint Graal pour vos parents. Pourtant, les taux de réussite n’ont jamais été aussi « impressionnants ». Surtout si on prend en compte les redoublements. Dans les années 60, le bac était une grande affaire, sanctionnait un réel niveau. Ceux qui ne l’obtenaient pas n’étaient pas pénalisés. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Pratiquement plus personne ne peut trouver du boulot avec un « simple » BAC. Mais, pire, ne pas l’avoir relève quasiment d’une condamnation à mort pour sa vie de salarié.

18- 23 ans : vous vous prenez dans la tronche toutes les interdictions et les plans de préventions possibles : alccol, cigarette, sexe et bientôt rock’n roll ? Vos parents, qui ont connu Woodstock, sont rassurés pour leurs enfants. Même si l’efficacité de ces mesures est franchement faiblarde.

23 ans-25 ans : tant bien que mal, vous suivez les conseils avisés de vos parents. « Faut faire des études. Avoir un bac + 3 ou + 5. Comme ça, tu seras sûr de trouver du boulot. » Vous êtes encore naïf, vous y croyez. Vous travaillez à côté ou l’été, vous faites la fac (pour les rebuts de la société bien évidemment) ou LA Grande Ecole (la voie royale vers l’emploi mais qui n’est reconnue nulle part ailleurs que dans votre région qui, à l’heure de la mondialisation, s’appelle la France). Premiers stages au cours desquels vous faites généralement le boulot d’un salarié à temps plein (voire plus) pour glaner un peu d’argent de poche. Premières interrogations de vos parents :

-      C’est bizarre, tu n’es pas payé ?

-       Ben non Maman enfin, c’est pas comme ça que ça marche.

-       Mais bon, ça te servira toujours, ils peuvent t’embaucher ensuite tu sais.

-       Euh, ça ne fonctionne plus comme ça. C’est la crise tu sais, pas de boulot. Mais ils auront peut être parfois besoin d’avoir du renfort pour des missions à temps (très très) partiel.

-       Au moins, ca te donne de l’expérience vis-à-vis des employeurs.

-       J’espère bien !

En réalité, les stagiaires font partie d’un véritable système économique pour réduire la masse salariale dans de nombreuses entreprises.

25 ans : vous cherchez votre premier vrai boulot. Fini les études. Enfin. C’est vrai quoi, ça devenait insupportable d’écouter des profs déblatérer leur vision du monde du travail. Un monde qu’ils n’ont plus connu depuis (ô surprise) les premières grosses secousses économiques.

Bref, vous cherchez à arrêter de vivre au crochet de vos parents (génération Tanguy forcée). Vous, vous devriez quand même trouver, vous avez fait des études (sic). Premier entretien :

- Hum, moi je veux bien vous savez mais je ne suis pas le seul à décider.

- Je m’adapte très vite, je suis motivé.

- Vous avez un bon CV mais vous manquez quand même d’expérience.

- Il est vrai qu’on peut difficilement associer études et travail dans la même branche. Mais j’ai quand même fait pas mal de stages dans de bonnes entreprises.

- Ah oui, mais les stages, ça ne compte pas vraiment, hein.

- Donnez moi une chance sur au moins un mois ou deux en période d’essai. Vous ne prendrez pas un gros risque comme ça.

- Je veux bien mais avec la conjoncture actuelle, comprenez qu’il n’y a pas de création de poste prévue pour le moment. Par contre je peux vous proposer un stage.

28-30 ans : vous trouvez votre premier emploi « stable », souvent relativement loin de chez vous. Votre moitié aussi. Vous vous installez ensemble dans votre nouvel appartement, à 20 km chacun de votre travail.

35 ans : c’est l’heure de se marier et d’avoir un enfant. Vite, vite.

45 ans : divorce.

55 ans : vous réalisez que vous ne pourrez jamais payer à vos enfants les mêmes études que celles vous avez faites. Vous venez d’ailleurs d’être viré après plus de 10 ans de bons et loyaux services dans la même boîte. Vous êtes devenus trop vieux pour votre employeur. Avec un peu de chance, vous enchaînez des boulots sans aucun lien avec votre formation ou votre expérience.

75 ans : vous atteignez péniblement l’âge de la retraite avec une pension à taux plein.

77 ans : mort à la suite de (au choix, rayez les mentions inutiles) : crise cardiaque, cancer des poumons, de la prostate, de la peau, nouvelle maladie inconnue, vieillesse.

Crédit photo : chrisbastian44 / Flickr

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L’impact de facebook et twitter sur le lancement d’un site

Les réseaux sociaux permettent-ils de faire rapidement connaître un nouveau site web ou blog ? Lorsqu’on se lance, très rapidement vient l’angoisse du trafic et donc du référencement de son nouveau bébé. Petit cas pratique avec un site sur les applications Android que je viens de lancer.

My social Network on Flickr, Facebook, Twitter and MyblogLog

Pour les néophytes, Android c’est le système d’exploitation (un OS) de Google qui permet de faire tourner certains téléphones de dernière génération (smartphones). J’ai donc cherché à améliorer la visibilité du site, en particulier par le biais de facebook et twitter. Comme il existe très peu d’informations sur le sujet, je me suis dit que ce serait intéressant de vous faire partager mon expérience.

Nous sommes vendredi. Le trafic du site, mis en ligne depuis une semaine, est encore quasi-nul. Autour de 5 visiteurs uniques par jour. J’en profite pour vous préciser que toutes mes statistiques sont tirées de Google analytics. Il est presque 14h et je me dis que la digestion incitera mes followers à aller flâner sur le net. J’envoie alors le tweet suivant :

Un tweet informatif sur un lancement est peu repris

Un message informatif donc. Sans fioriture. Avec une petite mention « Please RT » appelant mes abonnés ou amis à reprendre l’info sur leur compte twitter. En une après midi, je me fais retweeter (reprendre) 3 fois. Un autre message reprend l’info avec originalité et un cinquième renvoie directement sur un article du site. Soit une moyenne de 1 mention pour 80 personnes qui me suivent. Un score assez faible mais qui reste honorable. Sachant que sur les mois de décembre et de janvier, je tourne en moyenne à un peu moins de 0,5 mention par tweet. Autrement dit, pour 2 tweets envoyés, je suis relayé / mentionné / interpellé sur twitter une fois.

Première conclusion : les tweets repris et qui font le buzz restent les infos insolites, celles qui concernent directement et professionnellement son réseau (en l’occurrence pour moi le web, les journalistes et les modèles économiques des médias) ou encore les clashs. Préférez également des messages précis sur une actualité ou une initiative particulière qu’un message trop généraliste.

Rien de fondamentalement nouveau par rapport à ce qu’on savait déjà. Lisez à ce sujet les articles de Slate « Comment devenir une star de twitter » et de Paperblog « Comment réussir le ReTweet?« .

Un fossé entre l’audience potentielle et l’audience réelle

Ensuite je me suis intéressé au nombre de personnes susceptibles de lire ce tweet et donc de cliquer sur le lien. Je me suis limité ici au nombre de mes followers et à celui des personnes qui m’ont retweeté. Soit un peu plus de 6200 comptes cumulés. Pour éviter les doublons (les personnes qui ont plusieurs followers en commun), j’ai utilisé le service TweepDiff. J’arrive alors à environ 3400 comptes uniques. Pour simplifier, disons 3400 personnes. Auxquelles il faut ajouter mes contacts sur Facebook. Mon statut sur Facebook est en effet fusionné avec mon compte twitter, même si certains le déconseillent. A juste titre mais je manque de temps, donc… Bref, l’audience potentielle du tweet en question est donc composée d’environ 3500 personnes.

Le premier jour, près de 25 personnes ont visité mon site en passant par twitter et facebook, générant environ 26% du trafic de la journée. Sur les 3 premiers jours, c’est à peine plus : 33. Là, on tombe autour de 15 % du trafic. Rappel, s’il était besoin, que twitter reste le royaume de l’instantané.

J’essaierai de faire un bilan du trafic sur mon site provenant de twitter et facebook au bout de la première année. Mais je pense que le trafic généré par ces deux réseaux sociaux ne sera pas très différent de ce qu’on observe sur les sites généralistes et certains blogs.

0,7% de l’audience potentielle a donc cliqué sur le lien. Finalement un taux de clic par personne assez semblable à ce que j’ai pu lire ici et là. Comme pour le compte de @jeanlucr, qui avait plus de 73000 followers à l’époque (attention les chiffres du lien ne ne sont donnés qu’à titre indicatif, cf. fin de la page).

Deuxième conclusion : avec le flux d’activité grandissant sur twitter et facebook, il devient de plus en plus difficile de se faire une place dans la timeline des gens qui nous suivent.

Paris say Fluide

Quelle qualité de trafic généré ?

C’est sans doute l’information la plus importante. Dans mon cas, les utilisateurs de twitter se sont montrés particulièrement volages. Sur la première journée de lancement, le nombre de pages vues par personne venant de twitter est certes de 2,69 (un score dans la moyenne). Mais pour seulement 52 secondes de consultation moyenne : à peine plus de 19 secondes par page ! Bien que rompus à l’exercice de la lecture en diagonale, j’ai bien du mal à croire que les utilisateurs de twitter savent tirer la substantifique moelle d’un article plus vite qu’un moteur de recherche.

Pour les internautes provenant de facebook, c’est encore pire : 1,38 pages par personne pour 18 secondes de temps moyen passé sur le site. En comparaison sur la même journée, la consultation pour l’ensemble des visiteurs du site a duré en moyenne 2mn36, avec 3 pages vues par personne.

Évidemment, il serait ridicule de tirer des conclusions hâtives sur une seule journée avec aussi peu de clics (25 en tout). Mais il apparaît que la qualité de trafic généré par twitter et facebook soit bien moindre que le trafic généré par exemple par des liens dans des forums sur la question ou sur des blogs ou encore par Google (ce qu’on appelle parfois le trafic naturel). Cela n’a toutefois pas été complètement inutile puisque, côté référencement, j’ai gagné en un week-end quelques places sur Google.

Troisième conclusion : qualité ne rimant pas avec quantité, le fait que les réseaux sociaux puissent générer plus de trafic d’ici quelques années que Google est donc à prendre avec du recul. Mais ca peut aider au niveau du référencement.

Cela confirme en tout cas ce qu’avait constaté TechCrunch France en début d’année dernière. Je vous donne rendez-vous l’année prochaine pour un bilan complet et savoir si la même tendance se dégage.

Crédits photo : Luc Legay et JerOmm.nz

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